Un blog du Groupe des Belles Feuilles

Séminaire en Croatie

Le MedILS (orthographe exacte) signifie plus précisément Mediterranean Institute for Life Sciences. Il se trouve en Croatie, pour son bonheur, un pays qui a par ailleurs été reconnu candidat à l’intégration dans l’Union européenne en 2004 et qui devrait y être admis au plus tard en 2011 (voir la chronologie sur Euractiv).

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Le MedILS compense son drôle de nom par sa situation, sur la côte dalmate près de Split, une ville étonnante construite au Moyen Age dans le palais de l’Empereur Dioclétien. La ville est aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

Les labos du MedILS conduisent des recherches en biologie moléculaire dans le domaine des tumeurs et du cancer. Début août, j’y passerai une semaine, dans un ancien monastère au bord de la mer, à l’occasion d’un colloque organisé par l’Inserm et Havard University sur « Science and the Web ».

Le point de départ du séminaire est le suivant : « The Internet is playing a major role in transforming mechanisms of scientific research. » Le but est tout aussi clair : “to improve the use of web-based tools not only for scientific research, but also for educational purposes and decision-making processes ». Le format semble optimal : « a minimum of scheduled lectures and a maximum of time for free discussion ».

Je vais donc prendre mes billets et réfléchir à la question de la diffusion de la connaissance vulgarisée sur Internet, en faisant référence au phénomène Wikipedia, sur lequel je viens de publier un livre riche en analyses avec une dizaine de collaborateurs.

 

Le développement du wiki est celui d’un processus d’édition plus rapide que tous les systèmes existants. L’importance conquise par Wikipedia en quelques années fait penser à ce que réalisa Gutenberg dans les années 1450, en accélérant les processus d’édition. Aujourd’hui, la rupture technologique est à l’origine d’un phénomène de société, et d’une modification très rapide de nos habitudes de recherche, voire de notre écologie cognitive.

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L’usage du wiki ne suffit pas à expliquer ni le succès fulgurant de l’encyclopédie en ligne, ni son image positive dans l’opinion publique. Ce dernier point a été confirmé par un sondage Opinionway, publié dans le livre : parmi les personnes qui connaissent Wikipedia, 92% en ont une bonne opinion, et 1% seulement en ont une très mauvaise opinion (vous pouvez vous frotter les yeux, mais il s’agit d’un vrai sondage, sur un échantillon représentatif de 1327 personnes, âgés de 18 ans et plus en France). Des forces culturelles très puissantes sont à l’œuvre, et je me propose de les analyser.

Si vous avez des choses à dire sur « Science and the Web », vous pouvez encore envoyer votre candidature : les jeux sont ouverts jusqu’à 15 juin !

wwwscience/at/medils.hr
Liste actuelle des participants :

  • Johan Almenberg, Stockholm School of Economics, Sweden
  • Dominique Cardon, Orange, France
  • Karen Croxson, Oxford University, UK
  • David Chavalarias, École Polytechnique, France
  • Marc Foglia, ENA, France
  • Bastien Guerry, Centre de Réflexions Interdisciplinaires, France
  • John Ioannidis, University of Ioannina, Greece
  • Robert Hoffmann, MIT, USA
  • Gaell Mainguy, The Institut Veolia Environnement, France
  • Jean-Baptiste Michel, Harvard, USA
  • Giancarlo Spagnolo, University of Rome, Italy

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